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Reconduction de l'agrément pour l'Unité Mixte technologique MSTB de Nantes

Renouvellement par le Ministère de l'Agriculture de l'agrément de l’UMT "Maîtrise de la Santé des Troupeaux Bovins" de Nantes : les raisons d'un succès

UMT MSTB. © Inra
Mis à jour le 14/01/2014
Publié le 28/10/2013

Quand la science rencontre l’action

La reconduction de l’agrément de cette UMT créée en 2008 http://idele.fr/?id=541  couronne la formidable synergie établie entre les équipes de recherche de l’Unité Mixte de Recherche (UMR) 1300 Oniris/Inra, enseignants-chercheurs de l'UMR BioEpar de Nantes et les équipes du service santé, bien-être, de l’Institut de l’Elevage.

Y sont associés les Groupements Techniques Vétérinaires, les Groupements de Défense Sanitaire des régions Bretagne et Pays de Loire. Durant le quinquennat écoulé, l’unité, lieu de mixité, a concentré ses recherches sur les maladies multifactorielles des maladies endémiques, et l’ingénierie des interventions pour la maîtrise de la santé.

L’UMT MSTB vise à optimiser la maîtrise de la santé des troupeaux bovins notamment grâce à la production de guides de recommandations (guides d’interventions des boiteries et des mammites) http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommends/umt-maitrise-sante-infections-intramammaires-et-boiteries.html certification du statut BVD des animaux http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommends/umt-maitrise-sante-certification-bvd-pour-la-commercialisation-de-jeunes-veaux.html pour les éleveurs.

Ce partenariat est aussi l’occasion d’avancées scientifiques donnant lieu à des publications internationales. L’ensemble des informations est diffusé par les sites web des partenaires ainsi qu’à travers une newsletter mensuelle envoyée aujourd’hui à plus de 4000 abonnés et une journée annuelle de restitution.

Questions à Raphaël Guatteo, Animateur de l’Unité MSTB : - quels seront les thèmes de recherche abordés par votre unité au cours du prochain mandat ?

"Nous concentrerons nos recherches autour de 3 grands axes novateurs :"

I.    Les nouveautés techniques en élevage :

  • Le lien entre le sol des bâtiments d’élevage et la santé des animaux avec l’étude de nouveaux types de sol (permettant par exemple de mieux comprendre leur impact sur les problèmes de boiteries) et leur impact sur le bien-être des animaux. L’effet bénéfique de ces sols sur les émissions gazeuses sera également étudié.
  •  La mise au point ou l’évaluation de nouveaux outils pour le diagnostic : capteurs pour le suivi des déplacements des animaux, la mesure de leur température, leur temps de rumination, (le plus souvent placés directement sur les animaux cou, membres…)   afin de détecter les troubles de santé en amont (prévention) et  ainsi éviter la transmission infectieuse et faciliter le travail de l’éleveur dans un contexte d’agrandissement croissant des troupeaux.
  • Enfin, l’évaluation de l’intérêt des analyses en moyen infrarouge (spectre MIR) avec l’UMT RIEL (http://idele.fr/linstitut-de-lelevage/activite/umt-rmt/umt-recherche-et-ingenierie-en-elevage-laitier-riel.html) et l’UMR Pégase de Rennes (Directeur JL Peyraud) (https://www6.rennes.inra.fr/pegase/L-UMR-PEGASE) ouvre la perspective via une analyse très fine de la composition du lait (notamment sur les acides gras) de détecter des maladies métaboliques des bovins.

II.    Des recommandations « sur mesure » ou : quels objectifs pour quels systèmes d’élevage ?

  • Un projet innovant dénommé « Reproscope »  consistant à la création d’un observatoire national des performances de reproduction des bovins permettra de recenser, voire de revisiter, les objectifs pour les performances de reproduction. Les éleveurs pourront y comparer, via une interface web, les performances de leur troupeau et ainsi enrichir la base.
  • Nos démarches d’intervention viseront également à comprendre les contraintes de l’éleveur avant de formuler les recommandations,  dans un but préventif, grâce à la méthode d’impact « Matrix », qui est un outil collaboratif qui rassemble éleveurs, vétérinaires, pour identifier les composantes principales de l’élevage et leur interaction. L’objectif étant une véritable anticipation des risques, afin de cibler au mieux les réponses à apporter.

III.   Mieux accompagner les changements de pratiques des éleveurs

Cette démarche s’inscrit dans une approche sociologique des problématiques. Le constat a été fait que vis-à-vis de certaines maladies, (par exemple, mammites) les connaissances sont disponibles et des méthodes d’intervention existent sans qu’elles soient connues et/ou mises en œuvre par les éleveurs ou leurs conseillers. Un premier projet étudiera la compréhension des motivations et des freins au changement.

De nouvelles méthodes de diffusion et de pédagogie seront développées avec l’aide des sociologues et leur impact sera évalué en termes notamment de réduction du recours aux antibactériens. La non mise en œuvre de recommandation peut également être le fruit d’un manque d’outils pour guider la décision.

Un deuxième projet, visant à rationaliser le recours aux molécules antiparasitaires évaluera ainsi l’efficacité d’un système expert élaboré dans le premier projet.

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