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Le projet MADISUP : réduire l'immunosuppression induite par le virus de la maladie de Marek

MADISUP, porté par Caroline Denesvre (Inra – UMR ISP - France), est un projet financé dans le cadre de l'ERA-net ANIHWA à hauteur de 836 801 euros. MADISUP démarrera en février 2014 pour une durée de 36-41 mois.

 © N2Pictures, Flickr - Creative commons
Mis à jour le 12/12/2013
Publié le 12/12/2013

MADISUP, quels enjeux ?

L'infection cytolytique précoce due au virus de la maladie de Marek conduit couramment à une immunosuppression transitoire. MADISUP vise à développer de nouvelles stratégies pour réduire l'IS induite par le virus de la maladie de Marek et à établir de nouveaux outils afin d'évaluer le statut immunitaire des animaux infectés et vaccinés.

Une réduction de l'immunosuppression induite par le virus de la maladie de Marek réduira probablement les risques d'infections secondaires et permettra une meilleure réponse immune aux vaccins commerciaux administrés aux jeunes poussins. Cela sera en particulier important pour la production de poulets de chair, qui sont élevés pendant 6 à 12 semaines et pour lesquels le statut immunitaire durant cette période est critique pour une production optimale et pour une sécurité alimentaire globale.

Les objectifs de MADISUP

Bien que l'immunosuppression induite par le virus de la maladie de Marek ait été décrite depuis de nombreuses années, cette immunosuppression reste mal caractérisée.
Notre objectif est d'utiliser notre expertise ainsi que les techniques développées au cours des dernières années par notre consortium afin d'identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine de cette immunosuppression et de développer des vaccins avec des propriétés immunosuppressives très réduites.

L'évaluation de l'immunosuppression est actuellement restreinte à la mesure de l'atrophie de la bourse de Fabricius et du thymus, méthode grossière ne pouvant être réalisée qu'en post-mortem. Aussi, allons nous établir des outils de diagnostic qui facilitent la quantification des effets immunosuppresseurs sur animaux vivants, et qui peuvent être utilisés à large échelle.

Les partenaires du consortium

Le projet MADISUP coordonné par Caroline Denesvre (Inra – UMR ISP - France) regroupe 5 partenaires sur une maladie virale majeure de la poule, la maladie de Marek, avec 4 approches différentes (animal, biologie cellulaire, biologie moléculaire et immunologie) :

  • C. Denesvre, INRA, UMR1282 ISP, France.
  • V. Nair, Pirbright Institute, Grande-Bretagne
  • C. Jansen, University of Utrecht, Pays-Bas
  • S. Hartle, University of Munich, Allemagne
  • B. Kaufer, Freie Universitaet Berlin, Allemagne

Une organisation en 4 lots

Les différentes approches choisies conduisent à une organisation des recherches en 4 lots :

  • Lot 1: Statut immunologique (C. Jansen & S. Hartle)
  • Lot 2: Rôle de la mort des lymphocytes dans l'immunosuppression induite par MDV (C. Denesvre & S. Hartle)
  • Lot 3: Dynamique des interactions des virus vaccinaux avec l'embryon de poule (V. Nair)
  • Lot 4: Génération de candidats vaccins avec une capacité immunosuppressive réduite (B. Kaufer)
Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

A propos de

Le virus de la maladie de Marek et l'immunosuppression


Le virus de la maladie de Marek (MDV) est un alphaherpesvirus oncogène, qui infecte les poules par voie respiratoire et cause des pertes économiques importantes en élevage aviaire.

En dehors d'une mortalité suraigüe ou de la formation de tumeurs, le virus de la maladie de Marek induit aussi une immunosuppression, notamment durant la phase précoce de l'infection. Cette immunosuppression augmente la sensibilité des poules à d'autres infections, virales, parasitaires, ou bactériennes comme E. coli.

En plus d'être un enjeu pour le bien-être animal, cette immunosuppression accroît aussi indirectement les besoins en antibiotiques. L'immunosuppression nécessite également un accroissement dans la fréquence des vaccinations, car l'infection par le MDV est connue pour réduire la réponse immunitaire à de nombreux vaccins. Enfin, la vaccination MDV elle-même peut induire une immunosuppression modérée, causant un dilemme entre l'absolue nécessité de vacciner contre le MDV et la réduction de la réponse aux autres vaccins.