Animaux - Homme : les grippes en partage

Décrire et comprendre pour mieux lutter et mieux protéger, voilà notre engagement à propos des virus grippaux (influenza).

-. © Inra, Christian Ducrot
Mis à jour le 09/01/2014
Publié le 06/06/2013
Mots-clés : INRA - Grippe - recherche

Nous devons rester pertinents à toutes les échelles : depuis l’ADN du virus jusqu’aux territoires qu’il envahit. Aussi, plusieurs spécialités de la recherche s’associent, à l’INRA, pour  préserver les animaux et la santé publique.
Un virus influenza, c’est un champion de l’adaptation à de nouvelles espèces, échappant aux défenses naturelles de ses victimes. Son patrimoine génétique mute ou se réarrange entre virus de volaille, de porc, d’Homme, et il en apparaît toujours de nouveaux.

Nos travaux révèlent les adaptations génétiques permettant d’infecter de nouvelles espèces, de l’oiseau aquatique à la poule, de la poule à la dinde. Ces adaptations peuvent se révéler très risquées pour la victime nouvelle ; le virus H5N1 de volaille est particulièrement dangereux lorsqu’il réussit à infecter un humain. En comparant les aptitudes de souches fortement ou faiblement pathogènes, nous révélons leurs capacités de nuisance, comme l’aptitude à déclencher des inflammations incontrôlées du poumon.

Nos études en Thaïlande, dans des élevages de basse-cour, indiquent que les collecteurs artisanaux de volaille sont de véritables propagateurs d’influenzas hautement pathogènes. Ces connaissances permettent de meilleurs moyens de prévention ou de lutte et des politiques sanitaires plus efficaces.

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